Amtlicher Inhalt

Geschaeft
26.3589
Typ
Interpellation
Status
Eingereicht

Vorstosstext

Cette année, le management de la Poste s'est à nouveau distingué en mettant un facteur à la porte, après 42 années de service, parce qu'il lui arrivait de monter les étages pour aller amener les colis devant la porte des clients quand il constatait qu'ils n'étaient pas chez eux, ceci pour éviter les vols de colis. La pratique de ce facteur était apparemment contraire aux consignes. 

Mes questions sont les suivantes:

 

1) Comment concrètement la Poste sait-elle si un de ses facteurs monte des étages dans un immeuble, quel système de contrôle a-t-elle mis en place pour arriver à ce niveau ubuesque de surveillance?

2) Combien a coûté ce système de surveillance et combien coûte-t-il en frais de fonctionnement chaque année?

3) Quelle est l'évolution du nombre de facteurs depuis vingt ans et quelle est l'évolution pendant la même période du nombre de contrôleurs du travail d'autrui, du nombre de cadres et du nombre de communicants à la Poste? 

4) Quelle est l'évolution des salaires des facteurs depuis vingt ans et quelle est l'évolution des salaires du management (les 10% des salaires les plus élevés)?

5) Puisque la Poste surveille le nombre de pas que font ses facteurs pour livrer lettres et colis, surveille-t-elle aussi ses petits chefs qui ont le pouvoir de licencier les facteurs? Tient-elle une statistique individuelle du nombre de licenciements ou mesures disciplinaires prononcés ? 

6) Pour atteindre le niveau d'obéissance requis par sa gestion maniaque des ressources humaines, la Poste envisage-t-elle de remplacer ses facteurs par des robots, seuls capables d'obéir strictement et sans capacité d'initiative à ses directives? 

7) Le Conseil fédéral ou le chef du DETEC ont-ils un avis sur cet exemple de négation de l'autonomie professionnelle d'un agent d'une entreprise publique sous leur surveillance?

Quelle: Parlament.ch Curia Vista, automatisch importiert.